Je parle au nom d’un autre qui est depuis longtemps passé : Jésus.

Je cherche l’inspiration dans une bibliothèque plus antique encore : la Bible.

Assez fou pour parier qu’un dieu y a laissé les traces d’une parole qui féconde encore la notre.

Assez fou pour croire que l’évolution de notre univers, l’histoire de notre humanité et nos histoires personnelles sont animées par le souffle d’une générosité première. L’évolution de notre univers et de notre humanité ne se résume pas à un inéluctable épuisement et à une lente agonie. La Bible, enracinée dans des traditions plus antiques qu’elle, ne cesse de témoigner du contraire.

Assez fou pour célébrer le sacre du printemps : une aspiration aussi antique que notre humanité et que ses dieux, incarnée au cœur de notre histoire dans la passion, la croix et la résurrection de Jésus. En cela, Jésus est pleinement divin et humain.

Un élan créateur ne cesse de produire ses effets dans l’évolution de notre univers. Nous pouvons bien l’appeler Dieu. Il ne cesse d’ouvrir l’histoire de notre humanité à toujours plus de diversité et de créativité.